Google, le géant du numérique, est actuellement en désaccord avec le gouvernement wallon à propos de son projet de modification d’un centre de données à Farciennes. Au cœur de la controverse, la demande d’utilisation de l’eau de la Sambre pour le refroidissement des installations. Cette affaire, désormais portée devant le Conseil d’État, soulève des questions sur l’impact environnemental de telles pratiques.
L’essentiel à retenir
- Google souhaite utiliser jusqu’à 600 mètres cubes d’eau de la Sambre par heure pour refroidir son centre de données à Farciennes.
- Le ministre wallon François Desquesnes a refusé la modification du permis pour des raisons environnementales.
- La méthode de refroidissement proposée par Google suscite des préoccupations quant à sa durabilité et son impact sur la région.
Imaginez-vous à Farciennes, une petite localité où la nature et l’industrie cohabitent. Ici, Google envisage de fusionner deux de ses centres de données. Un projet ambitieux qui, s’il se concrétise, pourrait modifier l’écosystème local. Vous vous promenez le long de la Sambre, et vous découvrez que cette rivière pourrait devenir un acteur central dans le refroidissement des technologies de pointe. Que penseriez-vous de cette utilisation de l’eau, ressource précieuse et parfois rare, dans un projet aussi technologique ?
Les raisons du refus du permis par le ministre wallon
En août dernier, François Desquesnes, ministre de l’Aménagement du territoire en Wallonie, a pris la décision de refuser la modification du permis de Google. Cette décision repose principalement sur des préoccupations environnementales, notamment en ce qui concerne l’impact potentiel de la consommation d’eau sur la Sambre et ses environs.
La méthode de refroidissement proposée par Google
Google souhaite utiliser un système de refroidissement basé sur l’évaporation de l’eau pour extraire la chaleur de ses installations. Bien que cette méthode puisse être efficace, elle implique que seule une fraction de l’eau utilisée serait restituée à la rivière, ce qui soulève des préoccupations quant à la durabilité de cette approche.
L’impact environnemental des centres de données
Les centres de données consomment une quantité considérable de ressources, notamment en termes d’eau et d’électricité. Le choix de Google d’utiliser l’eau de la Sambre pour le refroidissement pose la question de l’impact environnemental des technologies numériques. En 2025, il a été estimé que les systèmes d’IA étaient responsables de la consommation de 765 milliards de litres d’eau à l’échelle mondiale.
Le débat autour de l’usage de l’eau de la Sambre
Les citoyens locaux et les défenseurs de l’environnement ont exprimé leurs inquiétudes quant à l’utilisation proposée de l’eau de la Sambre par Google. Ils craignent notamment les effets du rejet d’eau chaude sur la faune et la flore locales, ainsi que sur une zone naturelle protégée située à proximité du site, sans oublier le manque de transparence autour de la demande de permis.
Refroidissement par air : une alternative à explorer ?
Dans d’autres centres de données belges, des systèmes de refroidissement basés sur l’air extérieur sont utilisés. Ces méthodes sont souvent considérées comme plus durables, en réduisant la dépendance à l’eau. Le site de Penta Infra, par exemple, utilise de l’eau récoltée par le bâtiment lui-même, une approche qui pourrait inspirer d’autres installations.
Le rôle croissant des technologies numériques dans la consommation de ressources
Alors que les entreprises technologiques continuent d’étendre leurs infrastructures, la question de la consommation de ressources devient de plus en plus pressante. Des entreprises comme Microsoft et Amazon travaillent également sur des solutions de refroidissement durables, cherchant à réduire leur empreinte écologique.
Dans le même temps, la question de la transparence dans l’octroi des permis et des pratiques industrielles reste cruciale pour les communautés locales. Des organisations telles que Greenpeace militent pour une plus grande responsabilisation des entreprises en matière d’environnement.
FAQ
Pourquoi Google veut-il utiliser l’eau de la Sambre pour refroidir ses centres de données ?
Google souhaite utiliser l’eau de la Sambre pour un système de refroidissement par évaporation, qui extrait la chaleur des installations en la transformant en vapeur.
Quelles sont les préoccupations environnementales liées à cette méthode de refroidissement ?
Cette méthode pourrait entraîner un prélèvement excessif d’eau de la Sambre, avec peu de restitution, et des rejets d’eau chaude pourraient affecter l’écosystème local.
Existe-t-il des alternatives plus durables au refroidissement par eau ?
Oui, des systèmes de refroidissement par air, utilisant l’air extérieur, sont considérés comme plus durables et sont déjà utilisés dans d’autres centres de données en Belgique.
Quel est l’impact mondial des technologies numériques sur la consommation d’eau ?
En 2025, les systèmes d’IA ont été responsables de la consommation de milliards de litres d’eau, soulignant la nécessité de solutions plus durables dans le secteur technologique.