Un sportif olympique qui monte sur scène convainc parfois plus un comité de direction qu’une campagne sponsorisée sur Instagram. Les entreprises françaises misent de plus en plus sur des figures reconnues, anciens champions, dirigeants, experts sectoriels, pour porter leur message en direct, devant un public de décideurs. Cette bascule s’explique par un changement de standard : la crédibilité prime désormais sur la portée, à mesure que les indicateurs classiques de l’influence perdent en pertinence. Le phénomène touche des secteurs très éloignés du sport professionnel, de la logistique à la construction, dès lors qu’une entreprise cherche à incarner un message plutôt qu’à le diffuser. Les conférenciers, longtemps cantonnés aux évènements internes, s’imposent ainsi comme un nouveau canal de marque.
Célébrités, experts et sportifs, un levier de crédibilité pour les entreprises
Une prise de parole publique réussie repose sur un choix précis : la personnalité doit incarner une valeur que l’entreprise veut associer à son nom, pas seulement attirer les regards. Sur ce terrain, une agence dédiée aux conférenciers comme StartnPlay s’est positionnée en intermédiaire entre les marques et un réseau de sportifs, d’experts et de personnalités mobilisables pour des interventions en direct. Plutôt que de miser sur les réseaux sociaux comme le fait une agence d’influence classique, elle organise des conférences, des tables rondes et des opérations de relations publiques où la parole se donne face à un auditoire réel. Des entreprises comme la RATP ou Eiffage ont ainsi fait confiance à StartnPlay pour ce type d’interventions, preuve que le format dépasse largement le seul univers du sport. Ce positionnement traduit une demande croissante des entreprises B2B pour des interventions capables de nourrir aussi bien un évènement interne qu’une opération de relations publiques externe. L’agence complète son offre par des formats hybrides, celebrity marketing ou placement de produit, destinés aux sociétés en quête d’une caution d’expertise plutôt que d’une simple exposition numérique.
Pourquoi la confiance déplace le curseur loin des réseaux sociaux ?
Depuis 2025, le marketing d’influence traverse une phase de maturité : selon une analyse publiée par l’agence TEAM LEWIS en décembre 2025, la course aux abonnés cède le pas à la recherche de sens, et la crédibilité devient l’indicateur central des campagnes. Un intervenant écouté par quelques centaines de décideurs dans une salle pèse souvent davantage qu’un post vu par des millions de comptes passifs. Cette logique explique l’essor des interventions en direct, où l’audience est qualifiée, captive et déjà acquise au sujet traité. Elle rejoint aussi une tendance de fond du secteur : les budgets consacrés à l’influence progressent et s’inscrivent désormais dans des stratégies de communication à 360 degrés plutôt que dans de simples opérations ponctuelles. Les études sectorielles, à l’image du livre blanc publié par Stellar Tech fin 2025, pointent d’ailleurs la montée des ambassadeurs corporate aux côtés des créateurs de contenu classiques.

Ce que change ce format pour les marques qui veulent s’y engager
S’engager sur ce terrain suppose de sortir d’une logique de sponsoring classique : il n’est pas question de louer une image pendant une story de 24 heures, mais de bâtir une intervention cohérente avec la stratégie de communication de l’entreprise. Le choix du profil compte autant que le format retenu, qu’il s’agisse d’une conférence, d’une table ronde ou d’une opération de relations publiques associée à un évènement. Le risque existe néanmoins : une personnalité mal choisie, sans lien réel avec le secteur, produit l’effet inverse et fragilise la crédibilité recherchée. Un brief clair sur le message à transmettre, partagé en amont avec l’intervenant, réduit sensiblement ce risque. Bien calibrée, l’opération installe une association durable entre la marque et les valeurs portées par l’intervenant, un bénéfice que peu de formats publicitaires classiques parviennent à reproduire.
Un canal qui s’ajoute à la stratégie digitale, sans la remplacer
Aucune marque ne renonce pour autant à ses comptes sociaux. La plupart des opérations construites autour d’un conférencier prolongent leur portée digitale ensuite : extraits filmés, citations reprises en interne, contenus diffusés sur LinkedIn dans les semaines qui suivent l’évènement. Le format sert alors de matière première à une campagne plus large, ancrée dans du réel plutôt que dans du contenu pensé uniquement pour l’algorithme. Pour une entreprise B2B en recherche de notoriété sectorielle, cette complémentarité pèse souvent plus lourd que le choix de l’intervenant lui-même.
Le marketing d’influence n’a donc pas disparu au profit d’un simple retour en arrière vers les relations publiques traditionnelles. Il s’est plutôt recomposé, en ajoutant à l’arsenal digital des marques une prise de parole incarnée, mesurable autrement que par des vues ou des likes. Le phénomène n’en est qu’à ses débuts en France, loin de l’ampleur qu’il connaît déjà dans les pays anglo-saxons. Les entreprises qui investissent aujourd’hui ce terrain misent sur une crédibilité construite dans la durée, plutôt que sur une visibilité éphémère. Reste à choisir le bon visage pour porter le bon message, devant le bon public.