Avoir plus de 40 % de taux d’ouverture, c’est possible ?

Avoir plus de 40 % de taux d’ouverture, c’est possible

Obtenir un taux d’ouverture supérieur à 40 % en emailing est loin d’être une utopie. Bien que de nombreuses entreprises peinent à franchir le cap des 20 à 25 %, certains secteurs, typologies de messages ou approches méthodiques permettent de nettement améliorer ce chiffre. Cela repose sur une série de leviers que les professionnels peuvent actionner avec rigueur et précision. 

Moyennes actuelles selon le secteur

Les données disponibles en 2025 montrent une forte variation des taux d’ouverture selon l’activité et la typologie de l’envoi. Selon Mailchimp et GetResponse, les emails envoyés dans les secteurs à forte valeur informative – comme l’éducation, l’organisation à but non lucratif ou la santé – peuvent atteindre des taux compris entre 35 % et 50 %. À l’inverse, dans des secteurs commerciaux comme la mode ou l’électronique grand public, les moyennes tournent autour de 17 à 23 %.

Autre variable importante : le type d’email. Les emails transactionnels (confirmation de commande, mise à jour de compte…) sont très souvent lus, avec des taux qui dépassent souvent 70 %, alors que les campagnes commerciales classiques peinent à générer plus de 25 % d’ouvertures, même avec une base qualifiée.

Qualité de la base de contacts : levier numéro un

Un taux d’ouverture élevé commence bien avant l’envoi d’un email. La composition et la qualité de la liste de diffusion ont un impact direct. Une base collectée de manière transparente, alimentée par de véritables opt-ins et entretenue régulièrement, permet d’éviter les filtres anti-spam et d’envoyer aux bonnes personnes.

Par exemple, une base inactive à 60 % réduit mécaniquement votre performance moyenne. Il est donc recommandé de nettoyer sa base au moins tous les 3 à 6 mois, en supprimant les adresses inactives depuis plus de 180 jours. Un segment engagé, même plus réduit, est bien plus efficace qu’un fichier volumineux mais peu réactif.

L’objet de l’email : premier facteur de lecture

L’objet est la première porte d’entrée de votre message. Sa rédaction doit susciter une envie de cliquer sans tomber dans la caricature marketing.

Quelques bonnes pratiques éprouvées :

  • Ne pas dépasser 50 caractères, pour s’assurer que l’objet s’affiche correctement sur mobile.
  • Inclure un mot personnalisé ou une localisation si cela est pertinent.
  • Éviter les formules agressives ou mensongères, qui peuvent nuire à votre réputation d’expéditeur.

Une étude menée par Campaign Monitor montre qu’un objet personnalisé peut améliorer le taux d’ouverture de 26 % en moyenne.

Nom de l’expéditeur : facteur de confiance

Trop souvent négligé, le nom affiché de l’expéditeur est pourtant crucial. Utiliser un prénom + nom ou un nom de société reconnu augmente significativement la probabilité de lecture.

Par exemple :

  • « Julien de MaisonVerte » suscitera davantage de clics que « Newsletter n°52 »
  • « Service Client Dromadaire » est plus efficace que « contact@dromadaire.fr »

Les analyses d’AWeber indiquent que les campagnes où le nom d’expéditeur est clair et humanisé peuvent gagner jusqu’à 20 points de plus en taux d’ouverture par rapport aux envois anonymes ou génériques.

Heures et jours d’envoi : variables à tester

Le moment choisi pour envoyer l’email influence fortement les résultats. Les tests A/B menés par des plateformes comme Sendinblue ou ActiveCampaign indiquent que :

  • Le mardi et le jeudi entre 9h et 11h restent les créneaux les plus performants pour les emails B2B.
  • En B2C, le dimanche soir ou le lundi matin peuvent produire de très bons résultats selon la cible.

Mais la meilleure méthode reste le test : en segmentant votre audience et en analysant les pics d’ouverture, vous pourrez isoler vos propres créneaux optimaux, qui diffèrent souvent des moyennes globales.

Taux de délivrabilité : l’indicateur oublié

Avant même d’ouvrir un email, encore faut-il qu’il arrive dans la boîte de réception. Or, la délivrabilité réelle est souvent inférieure à 90 %, surtout pour les envois massifs.

Quelques pratiques pour l’améliorer :

  • Authentifier vos envois avec SPF, DKIM et DMARC.
  • Éviter les pièces jointes trop lourdes ou les liens suspects.
  • Maintenir une réputation d’expéditeur propre, sans plaintes ni désabonnements abusifs.

Une mauvaise délivrabilité peut faire chuter artificiellement votre taux d’ouverture de 10 à 30 % selon les cas.

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Mobile et affichage : ne pas négliger la lisibilité

Plus de 65 % des emails sont ouverts sur un smartphone. Un objet trop long, un contenu non responsive ou un temps de chargement lent entraînent immédiatement un abandon de lecture.

Il est donc impératif de :

  • Tester ses emails sur plusieurs appareils avant envoi.
  • S’assurer que les images s’adaptent à toutes les tailles d’écran.
  • Prioriser les messages simples, rapides à lire et sans surcharge graphique.

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