
Plus d’un an après la crise sanitaire du Covid-19 et son impact économique, la FEVAD a publié son baromètre du 1er trimestre 2021 et les premières tendances du mois d’avril, auprès de nombreux sites leaders et des principaux prestataires de paiement présents chez près de 200 000 sites e-commerce. Globalement, les signaux annoncés par le baromètre de la FEVAD sont positifs avec un chiffre d’affaires atteignant presque 30 milliards d’euros et une hausse de 14,8% par rapport au 1er trimestre 2020.
Une croissance contrastée mais accentuée par l’arrivée des commerces physiques
Cette croissance du e-commerce cache malgré tout quelques points marquants qui ne sont pas positifs. Parmi eux, nous découvrons que la vente de service et chute libre à l’image du e-tourisme qui est à -49% tandis que la vente de produits est à +30% avec 499 millions de transactions (+17,8%).
Des restrictions sanitaires favorisant l’essor du e-commerce
Paradoxalement, cette croissance s’explique surtout par la crise sanitaire du Covid-19 et les mesures de restrictions à partir de février 2020 (confinement, couvre-feu, fermeture des commerces de plus de 20 000 m2, décalage des soldes d’hiver…). Ainsi, l’e-commerce a été contraint de prendre le relais pour que les consommateurs puissent faire leurs achats. En effet, les enseignes, TPE et PME ont été obligés de se positionner sur la vente en ligne, ce qui explique l’augmentation du nombre de sites marchands de +12% sur le trimestre, et un pic des ventes online en avril de +28% par rapport à avril 2020 et +163% par rapport à avril 2019. D’ailleurs, la FEVAD note une nette progression des ventes en ligne pour les commerces physiques qui est en moyenne plus rapide que celle du marché et des pure-players.
Concernant le BtoB, il s’avère que les ventes ont progressé de +21% malgré la comparaison tronquée avec le 1er trimestre 2020 relativement faible en raison des prémices de la crise sanitaire.
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L’impact considérable des marketplaces dans cette croissance
Enfin, de nombreux commerces physiques ont opté pour une présence sur les marketplaces pour réaliser des ventes onlines. Cette présence massive s’est traduite par une croissance dépassant même celle du marché avec +44% des marketplaces, soit une première depuis le début de la crise sanitaire. D’ailleurs, il n’y a pas qu’en France que les marketplaces vivent une telle croissance puisque c’est le cas à travers le monde.